Leur métier est méconnu. Peu nombreux en France, les campanistes travaillent dans l'ombre des clochers à bichonner cloches, beffrois ou horloges.
Bienvenue dans un monde où il vaut mieux supporter les toiles d’araignées et les fientes de pigeon. Un monde où il vaut mieux être souple, avoir une bonne condition physique et ne pas avoir le vertige. Ici, dans le clocher de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Mésanger, Christophe et Alex œuvrent, perchés à près d’une trentaine de mètres de hauteur. Leur métier, campaniste, n’est pas des plus connus du grand public. Et pour cause : ils sont peu nombreux à l’exercer ; et quand ils travaillent, ils sont dans l’ombre, nichés dans les clochers, à l’abri des regards.
Des tonnes de bronze à descendre
Depuis le lundi 7 avril, Christophe et Alex, tous deux salariés de l’entreprise Lussault-Laumaillé, s’attachent à descendre, une par une, les dénommées Ambroisine-Emilie-Yvonne, Saint-Philomène ou encore Anne-Généreuse. Il s’agit des quatre cloches abritées dans le clocher mesangéen. Derrière ces doux prénoms se cachent quatre monstres de bronze : la plus grosse des cloches, Ambroisine-Emilie-Yvonne, pèse à elle seule 950 kg ; la plus petite, Anne-Généreuse, affiche 450 kg sur la balance. « C’est déjà une belle bête », glisse Alex.
Source : Ouest France
Avril 2025